Evan, carnet de bord d'un ange déchu...(Antoine, mon père )

Publié le par bordier laurent

 Je me suis toujours imaginé que ma mère l’avait obligé à prendre ce boulot afin de tuer définitivement ses rêves d’artiste, de vendeur de croûtes d’aquarelles montrant les différentes vues panoramiques de Bligny.  Personnellement, J’aurais préféré un papa mégalomane artiste…même pauvre ! Les passants, apercevant notre maison se seraient juste écriés:

Tiens !  cette famille là, ce sont des artistes !  C'est bien ! Ils n'ont pas pris la grosse tête, cela fait toujours plaisir de voir qu'il existe des gens qui n'oublient pas leur passé ! Ils auraient eu raison. mais le problèIMGP4081---Copie.JPGme réside dans le fait que mon père est vraiment pauvre. Artiste peintre ? Possible...je dirais juste qu'avec ses tableaux il devrait offrir un petit truc ; genre un jeu à gratter à cinq euros ou autre chose qui mettrait en valeur son oeuvre.

Et même si notre ville ( ou grand village) ne se prête pas spécialement à la peinture et que les printemps y sont  laids lorsque les fleurs daignent enfin bourgeonner ; ce n’est pas une excuse pour peindre de la médiocrité. Il suffit d’aller voir au-delà de son chevalet et s’imaginer un instant à Barbizon ! Je le dis sans honte. Les tableaux que peint Antoine sont laids et sans intérêt.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article