Nebraska

Publié le par bordier laurent

Le gérant m'avait loué la chambre qui faisait également office de chiotte pour pigeons. J'avais tout de même réussi à trouver quelques mètres carrés pour m'y faire un coin propre ; quant au reste de la pièce, je l'avais laissé aux cafards et autres prédateurs rampants. Les toilettes se trouvaient à l'extérieur, au bout du couloir plus exactement et il n'était pas rare d'y croiser des pookies ou autres prédateurs rampants.

J'ai dû alors vivre de petits boulots : Vendeur de journaux à la criée pour commencer, et plongeur dans un restaurant pakistanais. Avec deux petits avantages pour ce dernier :

La cuisine était beaucoup plus sale que la chambre d'hôtel où j'habitais ( ce qui m'évitait tout nettoyage des locaux) et le second avantage étaient les poignées de riz de je m'enfilais en loucedé pour me caler l'estomac.

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  le petit moins, c'est que le soir, il m'était impossible de me débarrasser de cette foutue odeur de curry,car la poudre que je balançais à pleine poignées dans mes plats avait définitivement pénétré les pores de ma peau.

 

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