Nebraska

Publié le par bordier laurent

Un désespoir tranquille avait dû m'envahir le jour où j'acceptai de la faire monterjusqu'à ma chambre d'hôtel. Elle me fit découvrir une méthode de défonce assez originale : le speed-ball. Un savant mélange de up et de down ; de cocaïne et d’héroïne et cela me suffit à lui en réclamer une dose chaque joalluvions photour qui passait à cette grosse vache de Bolivienne. Pas de dépendance spéciale...une insidieuse addiction peut-être et s'en suivit un plongeon rapide dans l'enfer de la crasse journalière ; des séances de grattages corporels et les croûtes naissantes et purulentes dont je ne pouvais que rarement me débarrasser. Je me souviens qu'a la première trace d’héroïne, blanc comme une merde de laitier, je partis en courant dégueuler dans le lavabo de ma piaule. 

- On n'est pas des hippies, mais on va se faire un pétard quand même pour digérer tout ça  !  Qu'elle me râbachait en léchant et ajustant ces espèces de feuilles "raw slim" en papier de riz.

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