Nebraska

Publié le par bordier laurent

Pauvre, humilié et désespéré, le lendemain je tendais la main sur l'avenue Morgan-Street.

 Faire l'aumône s'apprend vite quand tu as soif et que tu n'as plus rien pour te défoncer. Dans ma chambre, je liquéfiais mes derniers cailloux ramassés ça et là sur le linoléum afin de me sentir plus apte à la quête mais surtout je me disais qu'ils m'aideraient peut-être à affronter le froid, le passant du matin et ma honte. Je n'avais pas eu le courageque certains ont de r705231234145337nyorkebondir après un echec ; j'avais préféré rester assis au fond du trou pour y réfléchir un moment afin de trouver LA solution qui ne ferait pas de moi un culbuto de rue, un tétanisé à vie, un lobotomisé quoi... Dieu m'avait sonné les cloches une première fois lorsque j'étais entré dans ce pub, le Cleavers, me soufflant : fais le bon choix Laurent, fais le bon choix...Mais comme disait Françoise Verny : « Dieu existe, je l'ai toujours trahi « 

Le glas retentissait au fond de mon âme maintenant, une seconde mort semblait renaître de mes cendres.

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