NEBRASKA

Publié le par bordier laurent

Je m'allongeai sur mon lit, doucement, dédaignant du regard le plateau-repas qui venait juste de faire son entrée. Marina s’approcha de moi et souleva la cloche :

- C'est une blague ? dis-je en fixant une crevette qui semblait encofemme trainre souffrir du voyage effectué et de sa solitude. Pourquoi voudriez-vous que j’avale cette chose verte et orange ?

- Oui, ce sont des algues-écrevisses Monsieur Bowder !

- Ok. Je referme la cloche sinon ça risque de refroidir, mesdames… Et puis-je être seul pour déjeuner ? J'ai deux mots à dire à l'écrevisse. Merci. Je me rétractai quant à l’idée stupide de vouloir rester trois jours de plus dan cet hôpital et préparai mentalement mon sac.  Les Américains se méfiaient de la cuisine française, pour le coup, je trouvais ça un peu déplacé de leur part.

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