Nebraska

Publié le par bordier laurent

Je le vis remuer l’avant-bras gauche comme pour demander de l’aide à son amie, mais la jeune camée, incapable de rien, tétanisée par cet évènement tragique resta bouche bée au-dessus du visage du pookie. Elle alterna vers le jeune homme un regard fixe puis fuyant ; sembla chercher du secours à l’aide de ses pupilles mais personne ne vint. Les quelques automobiles fonçant sur l’avenue de Douglas Park semblèrent ailleurs déjà lorsqu’elle tenta de les appeler, quant aux quelques passants, la bruine leur fournit une excuse en béton : lthumb-hiver-en-villes---des-images-de-christophe-jacrot-45.jpege parapluie où ils purent ignorer en toute quiétude le meurtre que je venais de commettre. Je laissai le pookie crever là, sur le bitume,   et si l’on m’avait donné un sceau de sciure à bois et une brosse je me serais fait un plaisir d’éponger sa chemise de ces derniers morceaux de sang crachés dans son ultime quinte de toux. Ce garçon n’eut pas le temps de gémir et comme dernier visage, sa victime.

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